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I'm here, darling. [Ivy & Teho]

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Tehoronianhen
Marchand de gâteaux
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Mar 3 Oct - 22:28

I'm here, darling.
Ivy & Teho

Tu avais été mis au courant tard, tellement tard. Son accident, elle était à l'hôpital. Ivy à l'hôpital. Le monde partait en couilles, tes repères aussi. Cette idée, l'idée qu'elle meure t'avait hanté toute la nuit, et tu t'étais levé, le matin, très tôt avant de te précipiter aux portes de l'hôpital. Ton coeur battait fort, tu sentais des sueurs froides dans ton dos. Tu revoyais la mort de Wahson, les rites iroquois pour envoyer son être vers une autre dimension, qu'elle devienne une étoile. Tu ne voulais pas que cela arrive à Ivy, tu ne voulais pas la perdre. Arrivé à l'accueil, tu avais demandé à la voir. Ils refusèrent alors, et tu mentis en disant que tu étais de la famille. Alors te laissèrent passer, avec un dernier regard de ceux qui n'étaient pas totalement persuadés. Mais tu faisais bien de la peine à voir, à peine coiffé, les joues rouges, ils avaient surtout eu pitié de voir cette peur sournoise dans les yeux. Alors tu entrais dans la chambre.
Elle était là, le teint blême, branchées à des machines qui emplissaient le fond sonore d'un bourdonnement sourd peu agréable, et d'une symphonie funèbre de "bip bip bip". Des objets avaient été ramenés dans la chambre, sûrement ses amis, ou sa vraie famille. Ce que tu n'étais pas, Teho, tu n'étais pas sa vraie famille. Et pourtant, tu étais là. Ta gorge se serra, alors que tes yeux se voilaient lentement, grisés par la peur. Tes yeux si bleus, habituellement si brillant. L'odeur de désinfectant qui flottait dans l'air t'écoeurait. Vêtue d'une blouse blanche, Ivy semblat juste dormir, entourée de ses cheveux que tu aurais adoré caresser, que tu avais rêvés de caresser.
Doucement, silencieusement, et sans rien toucher, comme si tu risquais de la salir rien qu'à ton approche, tu t'avançais vers elle. Tu craignais qu'en faisant un simple geste brusque la machine cesse subitement de fonctionner. Encore quelques pas, et tu pris la chaise, et la plaçais à côté de son lit. Tu t'y assis et, plongé dans tes pensées, te contentais de la fixer. Tu ne savais pas quoi faire, personne n'avait de maîtrise sur cela. Et parmi tout ce monde, tous ces pouvoirs, personne n'était foutu de pouvoir soigner ..? Et pourquoi tu n'avais rien, toi ? Pourquoi tu semblais être le seul dénué de toutes ces choses bizarres ? Et pourquoi si des personnes pouvaient soigner, pourquoi ne venaient-elles pas dans les hôpitaux soigner ! Mais quelle bande de de... de lâches ! D'une main, tu attrapais sa main reliée aux poches de sang, ton autre poing se serra. Et tu passais des heures, comme ça, à juste attendre, en repensant à tout ce chemin que tu avais déjà fait, à Katsi, et à Lahon. Tu ne les avais pas appelées, pas prévenue. Pour leur dire quoi en même temps ? "Je suis à l'hôpital parce que la fille que j'aime secrètement s'est faite agresser ?" Non. Déjà Lahon risquait de se foutre de lui, et Katsi de s'inquiéter. Définitivement, ce n'était pas une bonne idée.
Alors la journée passa, et tu ne bougeais pas de ta chaise. Jusqu'à ce qu'il se fasse tard, que les heures de visitent approchent de la fin. C'est une infirmière qui entra dans la chambre d'Ivy pour te prévenir. Alors tu te levais, abandonnais sa main, et t'apprêtais à partir. Mais tu bloquais. Pendant quelques secondes tu restais là, pantelant, avant de te retourner, et de déposer tes lèvres contre les siennes.

Et le choc. Quand tes lèvres contactèrent les siennes, tu sentis quelque chose, tu sentis un vif courant passant entre vos deux chairs, comme si ton corps aspirait quelque chose, comme si ton corps lui volait quelque chose. Et la baisse de tension, tu fis trois pas en arrière, essayais de te rattraper à la petite table de chevet, en vain. Tes forces t'avaient abandonné, comme ça, sans prévenir, et tu t'étais retrouvé aussi faible qu'un nouveau né avant de sombrer dans les brumes de l'inconscience.
Quand tu te réveillais, plusieurs têtes t'entouraient et te fixaient étrangement. Tu te passais une langue sur les lèvres, perturbé, et en te passant une main sur le visage, tu sentis la surface rugueuse de bandages. Qu'est-ce que ça faisait là ..? Un infirmier ne te demanda pas ton avis et te le retira. Ils constarèrent alors tous, et toi aussi, qu'il n'y avait aucune blessure.
- Puisque je vous dis qu'il est tombé contre le mur ! Il avait une bosse, il saignait même ! s'écria une infirmière, outrée.
- Mais les preuves sont là, il n'y a plus rien ! rétorqua un médecin en blouse blanche.
L'infirmière s'avança vers toi et te dévisagea.
- Vous avez des pouvoirs vous aussi, c'est quoi ?
Des pouvoirs ? Non, tu n'en avais pas, tu avais cherché et pourtant...
- Je... Je, je n'ai rien de tout ça... la contre-dis tu en secouant faiblement la tête.
Mais tes forces étaient revenues, et tu pus t'asseoir sur le lit. Pendant ce temps, un second infirmier s'était avancé vers Ivy, il déclara :
- Je suis formel, cette petite n'a plus aucune blessure, son taux de sang est revenu à la normal, elle est même... en parfaite santé. Et ce n'est pas possible, selon nos derniers examens, son pronostic vital était engagé, et c'est catégoriquement impossible qu'elle se soit rétablie aussi vite... Vous êtes forcément à l'origine de quelque chose...
- Mais puisque je vous dis que je n'ai pas de don ! Et, mais Aïe !
L'infirmière venait de te couper le poignet avec un scalpel, et tu ramenais ton poignet contre toi. Mais à peine sentis-tu du sang contre ta main que, en la regardant de nouveau, il n'y avait plus rien, plus aucune plaie. Tu relevais les yeux et les dévisageais un à un.
- Vous ne croyez tout de même pas que...
- Tout ce que l'on sait, c'est que vous êtes arrivés, avez fait quelque chose, puis Miss Bloom était guérie de tout, alors que vous, vous étiez salement amochés. Nous vous suspectons donc d'avoir quelque chose en rapport avec tout ceci.
Et ce détail te frappa, ce baiser, ce contact, et cette soudaine guérison... Alors, c'était ça ton don ..?

Ils t'avaient laissé récupérer durant la soirée, et tu étais alors resté au chevet de Ivy, attendre qu'elle se réveille, puisque apparemment, c'était grâce à toi qu'elle allait bien, qu'elle allait mieux.
Grâce à toi...
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Mer 4 Oct - 13:54


Il y avait comme une sorte de bruit de fond. Ou alors un bourdonnement. Ça lui prenait la tête, l'empêchait de dormir, finissait par la hanter. Elle sentait son oreiller sous sa joue, dure, rugueux, froid. Il faisait noir, elle se demandait pourquoi. Qui était l'imbécile qui avait éteint la lumière ? Ou alors, peut-être que c'était tard dans la nuit, ou tôt le matin. Elle se rendit vite compte qu'elle était perdue, sans savoir trop ce qu'elle pensait. Et que surtout elle avait mal partout, qu'il lui était impossible de faire ne serait-ce qu'un seul mouvement. Et pour finir, elle comprit qu'il ne faisait noir que parce qu'elle était dans l'impossibilité la plus totale d'ouvrir ses yeux. Elle ne semblait pas inquiète. Elle n'en avait pas la force. Ces dernières la quittait à petit, même s'i elle n'en s'en rendait pas vraiment compte, persuadée d'être dans son lit.
Soudain, la douleur l'emporta, et la jeune fille ne fur plus en capacité de penser.


C'était étrange. Elle se sentait toute engourdie. Ses sourcils se froncèrent légèrement, et ouvrir les yeux lui était toujours impossible. Elle retomba dans un semi-sommeil plus d'une fois. Mais cette fois c'était différent. Elle entendait autre chose, une voix. Peut-être plusieurs. Ivy fit tous les efforts du monde, mais rien ne marcha : elle n'arrivait qu'à percevoir le bip-bip continu. Ça l’énervait, elle n'arrivait pas à sortir de son rêve pour pouvoir éteindre son foutu réveil. Tant pis pour l'école aujourd'hui, elle était bien trop fatiguée, peut-être même malade. Puis petit à petit, Ivy reprenait conscience. Il y avait beaucoup de monde autour d'elle, maintenant elle arrivait à distinguer leur voix. Elles semblaient intriguées, comme s'ils posaient des questions. Ivy était perplexe : qu'est-ce que ces gens foutaient chez elle ? Enfin, elle réussit à ouvrir ses yeux. Il faisait tout blanc, elle ça lui brûla rapidement les yeux. Alors elle commença à papillonner des yeux, et se redressa sur le lit. Sans dire un mot, les yeux enfin accommodés, elle dévisagea les hommes en blouse blanche, et l'autre lit dans la pièce, avec quelqu'un dessus. Encore une fois, Ivy était perdu. Ça n'était clairement pas sa chambre. Ça ressemblait plutôt à un hôpital.

- ... Oh merde.

Elle venait de retrouver ses souvenirs, tout ce qui s'était passé la dernière fois qu'elle était éveillée. Immédiatement, ses yeux laissèrent les larmes qui n'avaient pas pu couler dernière fois. Elle n'avait déjà plus conscience des autres gens présents dans la pièce. Elle se rallongea dans le lit, en boule, et pleura toutes les larmes de son corps. Elle n'arrivait pas à se calmer. Elle avait besoin de tout évacuer, tout ce qu'elle avait subit contre son grès la nuit d'avant. Ou celle encore avant - Ivy ne savait pas depuis quand elle était à l'hôpital. Est-ce que ses parents avaient été prévenus ? Elle espérait que non. Est-ce qu'ils savaient ce qui lui était arrivé ? Est-ce qu'ils avaient arrêté les deux mecs ? Ivy pleurait depuis sûrement cinq minutes sans avoir de ce qu'il se passait autour d'elle. Elle n'entendait pas les voix, ni les personnes d'où provenaient les voix. Elle ne pensait qu'à tout oublier.
Elle se demanda s'ils l'avaient soigné. Elle n'avait mal nul part, elle était simplement fatiguée. Alors elle devait être là depuis longtemps. Une semaine ? Trois jours ? Un mois ? Elle n'en savait rien, et ça ne lui plaisait pas du tout. Elle avait fort besoin de réconfort, d'un câlin. Alors immédiatement elle pensa à Teho. Ses pleures se calmèrent un peu, et elle eut la force de se cacher sous le truc étrange qui lui servait de couette et murmura :

- Prévenez Teho, s'il vous plaît. Amenez-le moi.

Au fond ça ressemblait plus à une prière qu'autre chose, mais elle n'en avait rien à faire. Elle ne savait même pas comment ils allaient deviner quel Teho, de quel pays, ni rien. Elle voulait juste Teho, et qu'on la laisse tranquille. Une fois encore elle se ferma et n'écouta plus les gens autour d'elle. Elle attendait Teho.
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